Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Archives de la catégorie ‘culture

Le Chili en galettes

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Avant de sortir "No", succès critique actuellement au cinéma, Pablo Larraín sortait "Tony Manero", sorti en DVD...(photos DR)

Avant de présenter "No", succès critique actuellement au cinéma, Pablo Larraín sortait "Tony Manero", sorti en DVD…(photos DR)

Avec la sortie du film No sur le référendum de 1988 qui a fait tomber Pinochet et l’Ours d’argent de la meilleure actrice à la chilienne Paulina Garcia lors de la 63e Berlinale,  le cinéma chilien est à l’honneur.
Après leurs vies dans les salles obscures, les longs-métrages sont ensuite exploités en DVD. Et si les blockbusters sont assurés d’une belle exposition dans les linéaires, les éditeurs peinent un peu plus à faire exister des films d’auteurs étrangers avec des acteurs peu connus voire inconnus. Les films venus du Chili n’échappent pas à cette règle. Pourtant, malgré un potentiel commercial éminemment moins puissant que Skyfall, les cinéphiles peuvent retrouver en quelques clics des DVD de films chiliens. Dans la société d’édition vidéo Blaq Out, ces films, on les bichonne. Entretien avec Charles Hembert, directeur adjoint de la maison parisienne. Lire la suite »

"Violeta", une vie de cinéma

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Le distributeur Margo cinéma sort le film "Violeta" sur les écrans français (photos Margo cinéma)

Le distributeur Margo cinéma sort le film "Violeta" sur les écrans français (photos Margo cinéma)

Le film Violeta se fue a los cielos est enfin distribué en France à partir du mercredi 28 novembre 2012. Libre adaptation du livre d’Angel Parra, Violeta Parra, ma mère (dont Chili et carnets parlait ici), le long-métrage d’Andrés Wood arrive auréolé d’un succès critique et artistique indéniable. Primé à Sundance – grand prix international du jury – en janvier 2012  et prix du public La dépêche du Midi aux rencontres cinéma d’Amérique latine Cinelatino de Toulouse, Violeta raconte donc la vie de l’artiste chilienne. Une histoire belle et trouble où la passion tutoie le drame. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

25 novembre 2012 à 23 h 03 min

Chili : la "résurrection" de Rivera

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"L'art de la résurrection", le nouveau livre d'Hernán Rivera Letelier traduit en français. Dur d'y entrer mais surprenant

"L’art de la résurrection", le nouveau livre d’Hernán Rivera Letelier traduit en français. Dur d’y entrer mais surprenant

Hernán Rivera Letelier, c’est l’histoire d’une rencontre avortée. L’auteur devait être présent à Vincennes, lors du festival America, aux côtés des Parra, Sepúlveda et autre Calderón. "Hernán a raté son avion", a fait savoir le service de presse de Métailié, la veille du festival. Renseignements pris, il semble que l’auteur chilien soit coutumier du fait.
Qu’importe. Son dernier livre vient de paraître en France. Son nom de baptême : L’art de la résurrection. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

4 octobre 2012 à 0 h 50 min

Chili : les mots des autres

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Bertille Hausberg

Bertille Hausberg traduit depuis près de vingt ans l’essentiel de la littérature chilienne arrivant en France (photo DR pour "Chili et carnets")

Si Sepúlveda a gagné ses galons d’auteur en France, c’est en partie grâce à une femme : Bertille Hausberg. Son nom apparaît sur les quatrièmes de couvertures de bon nombre de romans chiliens. Dans l’ombre, elle décortique et traduit une grande part des livres d’auteurs du Chili. Elle côtoie les grands noms de la littérature chilienne – Angel Parra est de ses amis et vante volontiers son travail – et fait partie des traductrices les plus réputées pour ce qui est de l’Amérique latine. Bertille Hausberg a même, distinction étonnante dans le milieu des traducteurs, décroché le prix Rhône-Alpes du Livre en 2006 pour sa traduction de Sartre et la Citroneta de Mauricio Electorat.
Alors qu’elle revient aux sources avec la sortie en librairie du nouveau livre d’Hernán Rivera Letelier – L’art de la résurrection (chronique à lire prochainement sur Chili et carnets) – et que de nouvelles traductions sont en cours, Bertille Hausberg revient sur sa carrière, sa méthode et son goût pour les livres venus du bout du monde. A 71 ans, elle garde sa passion intacte. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

16 septembre 2012 à 18 h 31 min

Cinéma : "Près du feu", des braises tièdes

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Près du feu affiche - Chili et carnets
Sorti sur les écrans français, du moins dans quelques salles françaises, mercredi 22 août 2012, le film Près du feu du chilien Alejandro Fernández Almendras. Tourné en 2011 au Chili, Sentados frente al fuego ("Assis au coin du feu"), son titre original, suit le couple Daniel et Alejandra au tournant de leur vie à deux. Elle s’affaiblit de plus en plus, une maladie la conduisant vers une fin inéluctable. Lui tente de l’aider avec son amour sincère mais qui s’effrite. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

25 août 2012 à 1 h 56 min

Cinéma : la griffe des chats chiliens

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Bélgica Castro, Claudia Celedón, Catalina Saavedra et Alejandro Sieveking, quatre acteurs félins pour l'autre dans "Les vieux chats", un film venu du Chili (photos DR)

Bélgica Castro, Claudia Celedón, Catalina Saavedra et Alejandro Sieveking, quatre acteurs félins pour l'autre dans "Les vieux chats", un film venu du Chili (photos DR)

Rares sont les films chiliens à sortir en France. L’industrie du cinéma au Chili n’est, d’abord, pas très développée même si elle s’est récemment distinguée à l’international (Chili et carnets en parlait dans un précédent sujet ici). Surtout, les gros films hollywoodiens bénéficient de la majorité des écrans.
Alors, quand un film chilien se fraie un chemin à l’étranger, on peut penser qu’il a tapé dans l’œil des distributeurs. Les vieux chats est de ceux-là. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

28 avril 2012 à 1 h 01 min

A la santé du Piscola !

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Piscola chilena

La journée du Piscola tombe le 8 février. Une manière pour les Chiliens de revendiquer la paternité du Pisco face aux Péruviens (illustration himajina.blogspot.com)

Aujourd’hui, ce 8 février, au Pérou, c’est la journée du Pisco sour. Pour ne pas laisser à ses voisins péruviens le monopole du Pisco, le Chili – qui revendique lui aussi la paternité du Pisco – a créé en 2003 une contre-manifestation : la journée du Piscola. Même jour – le 8 février donc – même principe : fêter le Pisco.
La célébration n’a rien d’officiel mais la mayonnaise a bien pris chez les Chiliens qui profitent de l’occasion pour abuser de ce mélange à base de pisco et de cola…
Qu’on l’appelle Trona, Piscolita ou, un peu chauvin, Combinado Nacional, la boisson est la reine de la soirée. Pas besoin de vous rappeler que la modération est de mise… Surtout pour éviter les lendemains qui
déchantent ! Pour mémoire, le Pisco titre au minimum 35°. Et la journée du 9 février est surnommée "Journée du ressac". Toute une image…

Rédigé par Anthony Quindroit

8 février 2012 à 12 h 40 min

Ciper, l’œil critique du Chili

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Mónica González Chili Ciper photo Anthony Quindroit

Mónica González, directrice de la rédaction et présidente de la fondation Ciper, l'un des plus grands sites d'information et d'investigation du Chili (photo Anthony Quindroit)

Au Chili, la pluralité de la presse laisse à désirer. Les principaux journaux que sont El Mercurio et Las Ultimas Noticias appartiennent au même groupe, Tercera, Cuarta et Secunda diluent les mêmes informations, les journaux locaux recyclent les informations des "grands". Tout n’est pas si noir. Des titres papiers tirent leur épingle du jeu. Le journal satirique The Clinic – dont le nom s’inspire de la clinique où Pinochet est mort – joue le rôle de poil à gratter irrévérencieux. Le Monde Diplomatique édition Chili tire les lecteurs vers le haut au travers de ses dossiers fouillés. Quant au net, il a permis à quelques titres de sortir du lot. El Mostrador en est un. Ciper en est un autre. Et pas des moindres.
A sa tête, Mónica González. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

8 février 2012 à 1 h 17 min

Chili, la chicha chic

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Prix meilleur chicha du Chili

Norma Mendoza a été distinguée pour sa chicha parmi les dix derniers finalistes. Des centaines de Chiliens ont proposé leurs productions dans tout le pays (photos Anthony Quindroit)

Moins connue à l’étranger que le pisco – dont les Péruviens revendiquent aussi la paternité – la chicha est l’autre boisson nationale au Chili. En septembre, elle est même incontournable. Les ventes de la chicha, une préparation issue de la prémière fermentation du raisin, explose au monte de la fête nationale. A ne pas confondre avec la chicha péruvienne à base de maïs fermenté, la chicha chilienne peut aussi être réalisée à base de pommes. Boisson emblématique, le 18 septembre, lors des fiestas patrias, la tradition veut que le président (ou la présidente d’ailleurs) savoure un verre de chicha traditionnelle pour célébrer l’indépendance du pays.
Cette boisson fait partie du patrimoine national chilien. Et elle a désormais sa digne représentante. Norma Mendoza de Melipilla a reçu successivement le premier prix régional et le premier prix national de la meilleure chicha. Le concours existait déjà au niveau des régions mais il s’agit de la première distinction nationale. Et ce mardi 31 janvier 2012, un représentant du ministre chilien de l’Agriculture est venu apporter son prix à Norma Mendoza. Plus un symbole qu’autre chose : il ne s’agit que d’un simple diplôme, offert au cours d’une petite réception que Norma Mendoza a dû elle-même organiser. Le diplôme, elle devra même se charger de le faire encadrer… Côté valorisation du savoir-faire on repassera. Jean-Pierre Pernaut enragerait.
Il n’empêche que ce prix – symbolique donc – salue "le respect des traditions et d’un savoir-faire ancestral. Celui du vrai Chili que l’on trouve dans les campagnes", vante Patricio Fuenzalida Ramírez, représentant le ministère dans la région Métropolitaine. En aparté, il développe l’objectif d’un tel prix : valoriser la culture chilienne pour donner des repères aux touristes :

  • "Cela fait partie d’une valorisation du patrimoine chilien. Des chichas, il y en a beaucoup, partout. Mais c’est important et valorisant que ce prix revienne à une personne qui perpétue un savoir-faire familial et non à une entreprise qui dispose de plus gros moyens. La campagne chilienne a des richesses qu’il faut mettre en avant. C’est pour cela que nous travaillons sur différents projets qui sont autant de repères pour les touristes. Nous venons par exemple de lancer une route des fromages. Ce ne sont que les débuts, mais elle a le mérite d’exister."

La brève remise de prix a déplacé la télévision. Une pub gratuite pour la ville

Evidemment, sans tomber dans le chauvinisme de base, la carte des fromages chilienne est moins riche que la française. Mais elle montre l’ambition du Chili : attirer des touristes pour des séjours plus longs et pas seulement dans le cadre d’un périple en Amérique du Sud. Un projet qui porte peu à peu ses fruits : en 2011, le nombre de touristes a franchi la barre symbolique des trois millions. Il y a à peine dix ans, c’était à peine le million.
Avec sa petite production de chicha, Norma Mendoza ne se rêve pas en négociante de masse. "Mais au moins, ça fait parler de Melipilla, c’est une bonne pub pour la ville. Moi, j’ai mes clients, ça ne va pas changer grand chose", explique celle qui a commencé à travailler le raisin avec sa grand-mère il y a près de 70 ans. "Ca m’incite juste à continuer et à m’améliorer encore."

Chili Chicha

Norma Mendoza, 70 ans, a commencé à préparer la chicha de raisin avec sa grand-mère. Elle perpétue cette tradition avec des moyens d'époque

Rédigé par Anthony Quindroit

1 février 2012 à 8 h 29 min

Chili : le cinéma ramène sa bobine à l’international

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A Santiago, quelques cinémas pour adultes ont encore pignons sur rue. Pour ce type d'établissement en revanche le nombre d'entrées n'est pas connu... (photo Anthony Quindroit)

Violeta se fue a los cielos

L’affiche du film "Violeta se fue a los cielos", primé à Sundance et en route pour les Goya en Espagne

Cocorico ! Pardon : Empanadas et borgoña pour tout le monde. Le 29e Sundance film festival de Robert Redford a distingué deux films chiliens ce samedi 28 janvier 2012. Violeta se fue a los cielos (que l’on peut traduire par Violeta est monté aux cieux) d’Andrés Wood repart avec le grand prix international du jury. Joven y alocada (Jeune et folle) de Marialy Rivas décroche le prix du meilleur scénario. Un joli doublé pour le Chili.
Le premier raconte l’histoire de Violeta Parra (si vous ne la connaissez pas, c’est une figure emblématique du Chili dont Chili et carnets évoquait ici le destin). "Nous acceptons ce prix au nom de la communauté chilienne", a déclaré Andrés Wood, tout sourire, en montant sur scène.
Le second est un drame familial suivant les pas de Daniela, une adolescente de 17 ans, dont les parents évangélistes découvrent qu’elle a fauté. Emue, Marialy Rivas a évoqué, dans son discours, la dictature chilienne et son envie d’exorciser cette période trouble en devenant rálisatrice "pour échapper à cette violente réalité".
Deux films sélectionnés, deux prix. Pour le Chili et pour son industrie cinématographique, c’est un carton plein. Mais c’est aussi une exception. Car l’industrie cinématographique au Chili peine à exister. Lire la suite »

Rédigé par Anthony Quindroit

29 janvier 2012 à 7 h 44 min

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