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Chili : Bachelet, le retour sans surprise
Terminé le jeu du "j’y vais, j’y vais pas". Michelle Bachelet a quitté New York et son poste de directrice exécutive de l’ONU-Femmes pour rentrer au Chili. L’opération reconquête du pouvoir est lancée pour l’ex-présidente. Après avoir quitté la Moneda en 2010 – la loi au Chili ne permet pas à un président de faire deux mandats successifs -, Michelle Bachelet, 61 ans, revient au pays avec la ferme intention de reprendre l’écharpe tricolore à Sebastián Piñera.
- "J’ai pris la décision d’être candidate", annonce-t-elle officiellement sur son compte Facebook.
Chili : la pauvreté en relative baisse

La pauvreté au Chili a augmenté. Et la situation ne semble pas s’améliorer (ici, dans le quartier de La Legua à Santiago, photo Anthony Quindroit)
L’étude de Caracterización Socioeconómica Nacional (Casen) – une enquête socio-économique commandée par le ministère du Développement social du Chili – a été dévoilée au public. Elle porte sur la période 2006 – 2009.
Fait principal, elle montre une hausse de la pauvreté au Chili. Elle progresse d’1,4 points, passant de 13,7% de la population totale à 15,1%, soit 2,564 millions de Chiliens (355096 personnes de plus qu’en 2006) sur cette période. Des chiffres que le président Sebastián Piñera a pu comparer avec son propre bilan. Lire la suite »
Sergio Poblete, "le loyal", s’est éteint
Quand l’armée, menée par Augusto Pinochet, se dresse pour renverser le pouvoir démocratique de Salvador Allende, des militaires ont pris le parti du président chilien agressé. Parmi eux, l’emblématique Sergio Poblete, disparu vendredi 25 novembre à Liège (Belgique) où il avait trouvé refuge après son exil forcé. Il avait 93 ans.
Car l’ancien général de l’armée de l’air, entré au gouvernement d’Allende en 1973, quelques mois avant le coup d’Etat du 11 septembre, a connu la torture et l’emprisonnement pour avoir "trahi" sa patrie. Comprendre, refuser de prendre fait et cause pour les putschistes et être resté loyal à Allende.
En 1975, Sergio Poblete est expulsé du Chili et s’établit outre-Quiévrain où il continuera d’alerter l’opinion publique sur les exactions commises dans son pays. il organisera aussi l’accueil de réfugiés politiques en Belgique.
Le Chili, il ne sera autorisé à y retourner qu’en 2006, pour l’investiture de son amie, fille de son compagnon de cellule, la présidente Michelle Bachelet. Il célébrera quelques mois plus tard la mort de son ennemi, Augusto Pinochet, en décembre 2006.
Sergio Poblete sera inhumé mercredi 30 novembre, dans la ville qui a accueilli sa peine d’exilé.
Alors, férié ou pas férié ?
C’est logiquement ce mardi 6 juillet que le congrès chilien décidera si les festivités du bicentenaire méritent un ou deux jours fériés supplémentaires.
Si, souvenez-vous, le gouvernement, pour fêter en grandes pompes le 200e anniversaire de l’indépendance, a décidé d’offrir un jour férié de plus aux Chiliens, le lundi 20 septembre. Sauf qu’un député a trouvé l’idée tellement bonne qu’il a dans la foulée proposé de chômer également le vendredi 17 septembre. Je ne vais pas vous réécrire l’article, il est à lire ici : http://carnetsduchili.wordpress.com/2010/06/30/ferie-ce-nest-pas-joue/
On pourrait croire que la proposition du député remporterait tous les suffrages dans la population. Et bien, non. Le journal El Mercurio vient de publier un sondage montrant que 61 % des sondés – un échantillon représentatif de Chiliens de tout le pays – se prononcent pour trois jours fériés seulement.
Et quand on leur demande s’ils préfèreraient quatre jours, ils sont 64% à répondre "non".
L’argument financier de La Moneda a-t-il fait mouche ? Le gouvernement insiste encore et toujours sur le prix d’un deuxième jour férié offert : environ 600 millions de dollars de production en moins dans un pays où le récent tremblement de terre a détruit de nombreuses infrastructures…
Il semble plutôt que la population se désintéresse un peu de l’événement. El Mercurio toujours, dans son sondage, note que plus de 50% des Chiliens n’ont pas l’intention de prendre part activement aux célébrations. Beaucoup d’agitation pour pas grand-chose…
Férié ? Ce n’est pas joué…

La Moneda (le palais présidentiel), pour le bicentenaire, propose un jour férié de plus. Pas deux... (photo AQ)
Cette année, et malgré le tremblement de terre de février, le Chili vit au rythme de son bicentenaire. C’est en effet le 18 septembre 1810 que s’est constituée la primera junta nacional de gobierno, une junte constituant les prémices du premier gouvernement d’autodétermination.
Depuis, chaque 18 septembre, ce sont las fiestas patrias. La fête nationale qui Lire la suite »

