Articles Tagués ‘Roja’
Du foot et des rires

L'acteur Ariel Levy, alias El Crack, amuse les fans de l'équipe de foot chilienne alors que vient de démarrer la Copa América
Les supporters de la Roja, l’équipe nationale de football du Chili, vibrent au rythme de la Copa América en Argentine. C’est durant cette compétition que le nouvel entraîneur du Chili, Claudio Borghi – successeur de Marcelo "el Loco" Bielsa (dont Chili et carnets a parlé ici, là ou encore là….) – fait son baptême du feu. C’est sa première compétition à la tête de l’équipe et sa marge d’erreur après le départ de l’adulé Bielsa est réduite. Lire la suite »
Bielsa, le retour de celui qui ne partait jamais sauf…
Les Chiliens sont friands de "telenovelas", ces séries à rallonge qui, de rebondissements en rebondissements, tiennent le téléspectateur en haleine durant des semaines, des mois, des années ! Marcelo Bielsa doit être scénariste à ses heures perdues… L’entraîneur de l’équipe nationale de football n’en finit plus de partir, revenir, réserver sa réponse (barrez la mention inutile) au sein de la fédération.
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Football : Bielsa quitte son poste d’entraîneur
Marcelo Bielsa est une star au Chili. L’entraîneur de la Roja, l’équipe nationale, a porté l’équipe en 8e de finale lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud et brisé ainsi la "malédiction" de la sélection : depuis 1998, jamais le Chili n’avait réussi à se hisser à un tel niveau.
Porté aux nues, le bouillonnant coach se voyait alors allouer une confiance totale : la fédération avait même décidé de renouveler son contrat à la tête des Rouges.
Tout aurait pu être pour le mieux dans le meilleur des mondes si des élections pour la présidence de la fédé n’avaient pas eu lieu. Marcelo Bielsa a toujours soutenu le président sortant, Harold Mayne-Nicholls, et conditionnait son maintien au poste d’entraîneur à la réélection de son "ami". "Le jour où Harold quittera ses fonctions, ma tâche sera terminée, prévenait Bielsa lors d’une conférence de presse. Je ne peux ni ne veux travailler avec Ségovia." Ségovia ? Jorge Ségovia. Un homme d’affaires espagnol en lice pour présider la fédération chilienne de football.
C’est finalement la bête noire de Bielsa qui a remporté, jeudi 4 novembre, le scrutin. Le coach est donc allé au bout de sa démarche et a démissionné dans la foulée après trois ans de travail et une belle montée en puissance de son équipe.
Où va-t-on le retrouver ? Ses succès au sein de l’équipe d’Argentine – qu’il a entraîné de 1998 à 2004, année où l’équipe est devenue championne olympique – et du Chili font de lui un profil intéressant pour bon nombre d’équipes. Une grande question reste aussi en suspens : qui va le remplacer à ce poste clé ? Pour les Chiliens, grands amateurs de football, on frôle l’affaire d’Etat !
En attendant, Jorge Ségovia prend la tête de la fédération pour les quatre prochaines années. A moins que… Un article du règlement de la fédération chilienne de football (ANFP) pourrait bien le faire vaciller à peine élu : homme d’affaires, il dirige le club de football Unión Española. Pour éviter la confusion des genres, il serait obligé de vendre ses parts, ce à quoi il semble pour l’instant opposé.
L’Eglise ne veut pas rester sur le banc de touche
Imagine-t-on le Vatican hisser les couleurs de la Squadra ? Ou le Cardinal André Vingt-Trois levant les mains au ciel après une occasion ratée de Ribéry ? L’image prête à sourire. Pas au Chili. Coupe du monde toujours, alors que le pays tout entier va vibrer avec ses "Rouge" (lire ici), c’est au tour de l’église catholique – très très puissante au Chili – de chausser les crampons… virtuels ! La Conférence épiscopale chilienne vient en effet de lancer un site internet "Gracias por el fútbol" accessible via le site iglesia.cl. Lire la suite »
Le Chili en route vers le Mondial

La Roja, le 10 octobre 2009, avant le match contre la Colombie, décisif pour participer à la Coupe du Monde 2010. Le Chili gagnera 4 buts à 2 (photos avec l'aimable autorisation de la Asociación Nacional de Fútbol Profesional)
Au Chili, il y a deux religions : le christianisme et le football. Pour s’intégrer dans une soirée ou au cours d’un asado mieux vaut avoir vu le match de la veille ou s’y connaître un minimum en ballon rond. Connaître les noms de Colo-Colo ou de Universidad de Chile ou même vanter les mérites du célèbre numéro 9 Zamorano – qui a chaussé les crampons au Real de Madrid et à l’Inter de Milan – ne suffit pas à faire illusion. Le foot, c’est viscéral pour les Chiliens. A tel point que, pour la Coupe du Monde, l’artillerie lourde est de sortie.
Depuis janvier, l’hymne officiel des supporters de la Roja – les Rouges, tout simplement en référence au maillot de l’équipe – passe en boucle sur les radios. Une banque est même allée jusqu’à proposer un crédit sur plus de dix ans pour se rendre en Afrique du Sud assister à une rencontre de l’équipe nationale.
Durant les matches de la Roja, le pays va tellement être chamboulé que, jeudi 27 mai, Felipe Morandé, ministre chilien des Transports, a annoncé une mesure préventive exceptionnelle : Lire la suite »