Articles Tagués ‘Santiago’
Tourisme : le Chili bat son record
Alors qu’en septembre 2012 le Chili présentait en France ses nouveaux objectifs en matière de tourisme (c’était à L’international french travel market (IFTM) Top Resa, dont Chili et carnets parlait ici), l’agence Interface Tourism – en charge de la communication touristique du Chili en France – a publié, ce mercredi 20 février 2013, les chiffres de l’année 2012. Avec enthousiasme. "Nombre de touristes étrangers record pour le Chili en 2012 !", stipule le communiqué.Le tourisme a connu sa plus importante hausse depuis 2005 : avec 3,5 millions de visiteurs étrangers, ce chiffre a fait un bond de 13% comparé à 2011.
Parmi les inconditionnels de la destination, les voisins argentins et brésiliens se taillent la part du lion, suivis par les Européens, les touristes d’Amérique du Nord et les Australiens. Les Français, comme en 2011, sont environ 63000 à avoir franchi la Cordillère des Andes. Toujours derrière les Allemands, mais à nouveau devant l’Espagne et la Grande-Bretagne.
Cette progression espérée laisse augurer une bonne nouvelle pour le gouvernement qui veut atteindre le chiffre de 4 millions de touristes en 2014.
Chili : Tremblement de terre de "moyenne intensité" près de Santiago
Ce jeudi 11 octobre, vers 14h23 au Chili (19h23 heure française), la région de Santiago a été secouée par un tremblement de terre annoncé à 5,7 sur l’échelle de Richter. L’annonce a vite été relayée par les médias et les réseaux sociaux mais peu d’informations "officielles" ont, pour l’instant, filtré quant aux éventuelles victimes et aux dégâts possibles.
Toutefois, le Servicio hidrográfico y oceanográfico de la armada (Shoa, en charge de l’étude des risques océaonographiques) a écarté le risque de tsunami aux abords de Valparaíso.
L’épicentre du tremblement de terre se situerait aux abord de Los Andes, à 70 km au nord – nord-est de Santiago-du-Chili.
Les premiers retours ne font pas état de problèmes majeurs. Les communications avec la région métropolitaine – notamment vers les portables – sont en revanche très compliquées.
Le service de métro de Santiago a pu reprendre du service aux environs de 15h10.
Ce n’est pas la première fois que le pays est touché par de tels tremblements.
- "Ils sont assez fréquents au Chili, et nous en enregistrons très régulièrement – voire même tous les jours – dans ce secteur, explique un sismologue sur la chaîne 24h. Et un tremblement de forte magnitude ne signifie par pour autant que toute l’énergie a été libérée", continue-t-il en faisant sûrement allusion au tremblement de terre meurtrier de février 2010.
Une des premières vidéos, mise en ligne par le quotidien La Tercera, montre l’intensité – apparemment légère, ressentie et le calme des Chiliens lors d’un tel évènement : http://www.3tv.cl/index.php?m=video&v=26480.
Chili : les enfants ont la vie dure

Les Chiliens auraient tendance à avoir la main beaucoup trop lourde avec leur progéniture...
(affiche d'une campagne contre la maltraitance infantile, illustration DR)
L’organisation non gouvernementale (ONG) Activa vient de publier les résultats d’une enquête sur la protection des mineurs au Chili. Et les chiffres sont inquiétants. En 2011, le nombre de meurtres d’enfants à augmenter de 33%. Les violences – dont la typologie n’est pas détaillée - sur enfants dans les familles ont aussi augmenté de 8,5%, voire même 12% dans la région Metropolitana de Santiago. Lire la suite »
Séisme de 7,2 dans la région del Maule au Chili
Un fort séisme, annoncé à 7,2 sur l’échelle de Richter, a été enregistré dans la région del Maule (VII, à 250 km au sud de Santiago), ce dimanche 25 mars vers 19h38 (heure de Santiago, soit 0h38 en France). Les premiers rapports font état d’un blessé lors d’un accident de voiture au moment de la secousse. Des dégâts matériels sont à déplorer. Des coupures de courant et de réseau ont également été notifiées sur une vaste zone englobant les régions de Coquimbo, Valparaíso, Metropolitana, O’Higgins, Maule, Biobío, Araucanía, Los Ríos et Los Lagos. Deux hôpitaux ont été brièvement privés de courant et les groupes électrogènes de secours ont pris le relais.
L’Onemi (Oficina nacional de emergencia del ministerio del Interior en charge d’activer les plans de protection des civils) a, dans un premier temps, ordonné l’évacuation du littoral - entre Concón (région de Valparaíso) et Lebu (Biobío) - en raison d’un risque de tsunami. L’alerte a été levée moins d’une heure après. Rappelons que l’Onemi est, aujourd’hui encore, sévèrement critiquée depuis le 27 février 2010 : un puissant tremblement de terre (8,8 sur l’échelle de Richter) a secoué le pays et les services de sécurité n’ont pas su alerter la population avant le tsunami qui a ravagé les côtes et lourdement alourdi le nombre de victimes (bilan officiel : 521 morts).
Ce terremoto fait suite à une secousse de moyenne intensité (5,3) ressentie samedi 24 mars 2012 à Santiago.
Aysén, la colère du bout du monde

A Aysén, la population est dans la rue. Isolée du reste du pays, elle ne veut plus payer au prix fort sa situation géographique (photo DR Flickr González LLaguno)
Puerto Aysén est au bout du monde. La Patagonie chilienne, à 1600 km de la capitale Santiago. Un semblant de route pour accéder à la grande ville la plus proche, Puerto Montt à 600 km. Soit, près d’une journée de bus. Cette ville, située dans la région d’Aysén, explose.
L’essence y coûte presque le double qu’ailleurs, à l’image de l’eau ou de l’électricité. Se faire soigner ressemble à un chemin de croix : les infrastructures y sont rares (deux hôpitaux seulement pour 105000 habitants répartis sur… 108000 km² !) et, forcément, coûteuses…
Depuis des années la colère sourd. Les digues ont finalement lâché. Au cri de ralliement "Despierta, Aysén" – "Debout, Aysén", les habitants sont descendus dans la rue depuis la mi-février 2012. Pour quoi ? Pour être des Chiliens comme les autres et ne plus payer au prix fort leur isolement. La situation ressemble à s’y méprendre à celle que vit actuellement la France avec la Réunion.
Manifestations durement réprimées, grèves, situation de crise au gouvernement… Les revendications – très bien détaillées (en espagnol) sur le site emol.com - ne mollissent pas. Trois semaines après, et des réunions en pagaille, une sortie de crise semble envisagée. C’est du moins l’annonce que viennent de faire les représentants du mouvement après cinq heures de discussions à huis clos. La teneur des propositions n’a pas encore été éventée : "Nous voulons d’abord en parler avec la base", ont assuré les leaders du mouvement. Alors, bientôt une vraie route pour se rendre Aysén et plus un "chemin" ? Bientôt des prix identiques dans les magasins de l’extrême sud ? De vrais moyens pour l’éducation des jeunes ? Aysén est debout et ne semble pas prête à céder du terrain.
Santiago, la tête à l’emploi

Des salariés d'une société chilienne manifestent au nom de leur pouvoir d'achat (photos Anthony Quindroit)
Le long de l’Alameda, à Santiago du Chili, des bruits de trompettes et de tambours attirent les passants. il n’est pas encore 11h, la chaleur est étouffante et une vingtaines d’hommes et de femmes s’agitent sur les rythmes assourdissants, jettent des confettis… Une fête ? Les banderoles indiquent plutôt le contraire. Devant le bureau de l’entreprise Capual, les employés sont en grève et revendiquent. Phénomène peu courant au Chili où les syndicats ont largement perdu de leur force. Lire la suite »
Le Chilien Patricio Almonacid remporte la Vuelta Chile 2012

Le Chilien Patricio Almonacid a remporté la 31e édition de la Vuelta Chile (photos Anthony Quindroit)
L’enfant du pays Patricio Almonacid, 32 ans, a fait la fierté de ses compatriotes chiliens, ce dimache 15 janvier 2012. Le cycliste originaire de Puerto Montt a remporté la Vuelta Chile 2012, l’équivalent du tour de France, en 30 heures 51 minutes et 47 secondes. Un drapeau chilien en guise de cape, il est allé salué ses fans, "les Chiliens qui, partout, nous ont soutenu", a-t-il vanté peu après avoir franchi la ligne d’arrivée. Lire la suite »
Santiago, la voiture devance le bus
Le Chili est-il le nouvel Eldorado des constructeurs automobiles ? Les ventes de véhicules particuliers sont en tout cas en forte hausse de l’autre côté de la Cordillère des Andes. Selon les constructeurs, 36595 véhicules neufs ont été vendus en septembre 2011. Soit une hausse de 12% par rapport à septembre 2010. Les premières analyses montrent que l’augmentation du pouvoir d’achat, combinée à la baisse du prix des voitures et à l’envie de posséder sa propre auto, expliquent cette envolée. Mais cette augmentation régulière du nombre de transactions marque aussi un autre problème : l’insatisfaction des Chiliens quant au réseau de transports en commun.
Rien qu’à Santiago, près de 6 millions d’habitants se partagent 1,3 millions de voitures. Et, logiquement, ce sont durant les heures de pointe (sortie de bureau) que la circulation est plus dense avec au minimum 700000 engins sur les routes. Des chiffres en hausse de 20% en quatre ans. Dans le même temps, l’indice de satisfaction des utilisateurs du Transantiago, le réseau de transport en commun, n’a pas décollé. Seuls 34,7% des usagers sont satisfaits du service créé en février 2007 avec de grandes ambitions. Ils sont 79% à Londres…
Ces mauvais chiffres favoriseraient donc l’utilisation des véhicules personnels et, dans une moindre mesure, le développement de l’auto-partage mais aussi du vélo. Ils incitent en tout cas le gouvernement à se pencher sur la question.
Le ministre des Transports Pedro Pablo Errázuriz s’est ainsi déclaré ouvert aux suggestions pour améliorer la qualité des transports et faire chuter l’utilisation des véhicules. L’enjeu est tant économique – la refonte des transports en commune en 2007 a coûté très cher – qu’écologique : Santiago, enclavée, est une ville très polluée. Des restrictions de circulation ont d’ailleurs été instaurées les jours de pics à l’ozone.
2006, 2011 : même combat pour la jeunesse chilienne

Déjà en 2006, les lycéens chiliens étaient dans la rue. Les revendications aujourd'hui n'ont pas ou peu changé (photos avec l'autorisation de Rodrigo Torres)
Ils ont beau se surnommer les Pingouins, les étudiants chiliens sont loin d’être manchots. Pourquoi les Pingouins ? A cause des uniformes que doivent porter collégiens et lycéens au Chili.
Depuis plus d’un mois, les Pinguinos, comme on les appelle là-bas, tiennent tête au gouvernement et réclament un changement en profondeur du système scolaire chilien. Chili et carnets l’évoquait il y a quelques semaines ici. Le mouvement ne semble pas vouloir s’essouffler. Au contraire. Les lycéens ont été rejoints par les étudiants et par des professeurs portant les mêmes revendications. Pratiquement identiques à celles scandées durant les grandes manifestations de 2006, du temps de Michelle Bachelet, qui avaient mis la jeunesse dans la rue.
Ce mouvement de 2006, Rodrigo Torres l’a en partie vécu. Il l’a surtout suivi de près dans le cadre de ses études : doctorant en sciences politiques à l’université Paris I, Panthéon-Sorbonne, sa thèse intitulée "Jeunesse, résistance et changement social : le mouvement social comme un "acteur politique" dans la société chilienne post-Pinochet (1986-2006)" revient sur les événements de 2006. Et l’histoire se répète comme le décrypte Rodrigo Torres. Lire la suite »




