Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Le Chili en route vers le Mondial

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La Roja, le 10 octobre 2009, avant le match contre la Colombie, décisif pour participer à la Coupe du Monde 2010. Le Chili gagnera 4 buts à 2 (photos avec l'aimable autorisation de la Asociación Nacional de Fútbol Profesional)

Au Chili, il y a deux religions : le christianisme et le football. Pour s’intégrer dans une soirée ou au cours d’un asado mieux vaut avoir vu le match de la veille ou s’y connaître un minimum en ballon rond. Connaître les noms de Colo-Colo ou de Universidad de Chile ou même vanter les mérites du célèbre numéro 9 Zamorano – qui a chaussé les crampons au Real de Madrid et à l’Inter de Milan – ne suffit pas à faire illusion. Le foot, c’est viscéral pour les Chiliens. A tel point que, pour la Coupe du Monde, l’artillerie lourde est de sortie.
Depuis janvier, l’hymne officiel des supporters de la Roja – les Rouges, tout simplement en référence au maillot de l’équipe – passe en boucle sur les radios. Une banque est même allée jusqu’à proposer un crédit sur plus de dix ans pour se rendre en Afrique du Sud assister à une rencontre de l’équipe nationale.
Durant les matches de la Roja, le pays va tellement être chamboulé que, jeudi 27 mai, Felipe Morandé, ministre chilien des Transports, a annoncé une mesure préventive exceptionnelle : à Santiago, à la fin des matches (en matinée avec le décalage horaire), les feux de circulation seront reprogrammés pour tenter de canaliser au mieux le flot de véhicules attendus. Les principaux carrefours de la capitale feront également l’objet d’une surveillance accrue de la police.
Vous l’aurez compris, le Chili et le football, c’est une histoire d’amour. Il faut dire aussi que la participation cette année au Mondial a tout d’un événement.
De bons présages ?
Il y a bien eu cette troisième place arrachée contre la Yougoslavie durant la Coupe du Monde  1962 (organisée au Chili justement). Depuis 1998, en France, et son échec en 8e de finale (contre le Brésil, 4 à 1), le Chili n’a pas dépassé les phases de qualification. Entre les deux, pas grand chose. Et depuis, l’équipe ne fait pas vraiment d’étincelles au niveau international. Le Chili n’a même jamais réussi à décrocher la première place à la Copa America (l’équivalent du championnat d’Europe) depuis sa première participation en 1916…

Matias Fernadez, le numéro 14 (à droite) fait partie des joueurs qui peuvent faire la différence sur ce mondial. Milieu offensif agressif, "Matigol" est aussi un virtuose du coup franc...

Et cette année ? L’équipe du sélectionneur dur à cuire Marcelo Bielsa – surnommé el Loco (le Fou) ! – veut créer la surprise. Poussée par un attaquant survolté et enragé, le numéro 7 Alexis Sanchéz, la sélection des vingt-trois fourbit ses armes. Une préparation musclée, des rencontres amicales qui s’enchaînent à un rythme soutenu… Dimanche 30 mai, les joueurs ont même eu le droit à deux rencontres consécutives dans la même journée, contre l’Irlande du Nord puis Israël. Bilan : deux victoires. 1-0 et 3-0. De quoi galvaniser les troupes et le public qui rêve de faire de ce Mondial un événement dans l’histoire du football chilien. Par fierté, bien sûr, mais aussi pour marquer le coup après le tremblement de terre. Et comme cadeau d’anniversaire de la Roja qui fête ses cent ans cette année.
Sur le papier, il y a de quoi se dire que l’équipe chilienne peut faire la différence. Remporter la coupe ? Il ne faut jurer de rien mais ça paraît difficile : les Rouge vont devoir affronter l’Espagne et la Suisse dans leur groupe… Et même si le milieu de terrain espagnol Xavi Hernandez  a affirmé que, « sur le papier, le Chili est le rival le plus fort », on voit mal l’équipe chilienne enchaîner les victoires contre les cadors de la compétition (Allemagne, Brésil…) Leur première rencontre en phase de poules est programmée le 16 juin à 13h30 (heure française) contre le Honduras et donnera un bon aperçu de ce que peut offrir l’équipe sous pression.
Dans les rues, on veut y croire. « Mais, vous savez, souffle un passionné de foot chilien, l’équipe du Chili n’a jamais été bonne ou mauvaise. Elle a toujours été un peu entre les deux. » Espérons pour eux qu’ils soient dans une phase ascendante…

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Written by Anthony Quindroit

4 juin 2010 à 23 h 38 min

2 Réponses

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  1. Ah bah enfin une équipe à supporter qui peut passer le 1er tour…
    On arrivera ptêt à faire plus de 3 « asados » avec les copains devant les matchs de foot…

    PETITE ANNONCE : échange très beau maillot bleu contre un maillot du CHILI !!!

    MAK

    5 juin 2010 at 21 h 10 min

  2. […] toujours, alors que le pays tout entier va vibrer avec ses « Rouge » (lire ici), c’est au tour de l’église catholique – très très puissante au Chili – […]


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