Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Mondial : Le Chili s’offre la Nati

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"Las últimas noticias" célèbre l'homme du match, Mark González, auteur du but décisif

Une pluie de cartons (six jaunes pour les Chiliens, trois jaunes pour les Suisses) dont un rouge contre le Suisse Behrami  à la trentième minute et une équipe Roja très offensive ont fait tomber les Helvètes en Coupe du Monde.
Les principaux journaux Chiliens ont cette fois le triomphe plus modeste. Comme s’ils souhaitaient en garder sous le pied pour la suite. Car, au début du Mondial, le Chili faisait figure d’outsider valeureux face aux géants Suisse et Espagnol. Beaucoup les voyaient résister vaillamment. Pas prendre la tête de leur groupe (voir une synthèse du match en images ici).
Le journal Las últimas Noticias – après s’être fendu d’une édition spéciale pour le premier match contre le Honduras – se contente d’un « Chico Mark, héroe » (le gamin Mark, ce héros) pour fêter la tête piquée de l’attaquant Mark González à la 75e minute après de nombreuses occasions manquées. S’en suivent cinq pages d’analyses et d’ambiance sur les vingt deux pages foot de l’édition !
Du côté du blog sport du Mercurio, « Le Chili réussit à casser le cadenas suisse », se félicite le quotidien en référence au record d’invincibilité de la Nati de plus de 550 minutes en mondial.
Si les journaux semblent ne pas s’enflammer, côté supporters, ça chambre pas mal. « En fait, la seule chose bonne en Suisse, c’est le chocolat », « Le chili aurait dû gagner 2-0 », « La Suisse ressemble à son fromage à trous ! C’est 3-0 que l’on aurait dû gagner ! », s’enflamment les Chiliens sur les sites sportifs. Sur le sévère carton rouge infligé aux Suisses ? Pas grand chose même s’il a largement changé le cours du match.

Et dans la rue ?

On se souvient qu’après le match contre le Honduras la police avait dû procéder à 81 interpellations à Santiago. L’avertissement ne semble pas avoir calmé les ardeurs dans les rues de la capitale. D’abord calmes dans un premier temps, les célébrations ont dégénéré : 135 personnes ont été interpellées, 12 policiers et un civil blessés, des vitrines et des magasins saccagés…
Et, si le premier coup de filet n’a pas suffi, d’autres mesures ont été prises pour tenter d’éviter les troubles de l’ordre public. Les jeunes scolarisés viennent ainsi d’être interdit de Plaza Italia pour célébrer les victoires. La place hautement symbolique à Santiago est l’endroit où se réunissent les Chiliens pour célébrer les temps forts du pays. L’équivalent du Trocadéro à Paris. C’est par exemple là que Sebastián Piñera a prononcé son discours de président fraîchement élu en janvier dernier.
Cette mesure décidée par l’intendante de Santiago Paula Gárate et le ministre de l’Education Joaquín Lavín permet aux forces de l’ordre de multiplier les contrôles. « Il s’agit de les dissuader de venir et de leur faire réintégrer les classes », assure le ministre qui souhaite éviter de voir à nouveau 22 jeunes retenus par la police.
La décision a provoqué un tollé dans les organisations étudiantes et dans quelques lycées. « Le match s’est terminé vers 12h30 et les jeunes sortaient de cours à… 13 h », rigole un ancien leader étudiant. « La plaza Italia est un lieu public et tout le monde a le droit de s’y retrouver », plaide le président des élèves du lycée d’application, jugeant cette mesure ridicule : « En dehors des heures de cours, chacun a la liberté d’aller où il veut. C’est absurde ».
Mais Paula Gárate maintient : « Les triomphes du Chili ne signifient pas que les étudiants ont le droit de sécher et de se mettre en danger ».
Il sera certainement difficile en revanche d’éviter une grande fête populaire si le Chili se qualifie pour le 8e de finale. Avant d’envisager cela, la Roja doit affronter la Furia Roja, sa cousine espagnole toujours dans le camp des favoris de cette Coupe. Une victoire ou un nul et le Chili finit premier de son groupe et décroche vendredi son billet pour la suite. Une défaite et l’équipe n’a plus son destin entre ses mains. Sur la Plaza Italia ou pas, gageons que tous le pays sera derrière eux.

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Written by Anthony Quindroit

22 juin 2010 à 2 h 17 min

Une Réponse

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  1. Allez le CHILI !!!
    Bah de toutes façons il ne me reste plus d’autre équipe à supporter…

    MAK

    27 juin 2010 at 21 h 22 min


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