Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Le souffle de la présidentielle au Chili

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L'ancien président Sebastián Piñera a très vite remercié ses soutiens sur les réseaux sociaux (capture d'écran Facebook officiel)

L’ancien président Sebastián Piñera a très vite remercié ses soutiens sur les réseaux sociaux (capture d’écran Facebook officiel)

Il n’y a pas que les Français qui changeront de président en 2017. Au Chili, la Moneda change de locataire en novembre prochain. Le 19, le nom de la personne qui succédera à Michelle Bachelet devrait être connu. La présidente – qui achève dans la douleur son deuxième et ultime mandat – est actuellement à 60% d’opinions défavorables (voire 75% selon d’autres sondages), plombée par des affaires de malversations financières dans lesquelles ses proches auraient trempé et par une série de couacs gouvernementaux et de réformes incomprises. Six remaniements en trois ans n’auront pas réussi à donner une ligne directrice à sa politique.
Celle qui culminait à plus de 80% d’opinions favorables en quittant le palais présidentiel en 2010 est donc descendue de son piédestal. Et a entraîné avec elle une large partie de la gauche et du centre-gauche. Les élections municipales de 2016 au Chili ont ainsi offert la victoire à la droite.
De quoi donner des ailes à Sebastián Piñera (Renovación Nacional, droite). Le précédent président chilien, conspué à la fin de son mandat, a repris des couleurs dans les sondages : pour 20 à 29% des sondés, il est, à droite, le candidat le plus susceptible de l’emporter. Il est talonné par le sénateur Alejandro Guillier (indépendant, gauche). Et le duo de tête distance largement le président chilien (2000 à 2006) Ricardo Lagos (Partido por la democracia, gauche). Dès les résultats des sondages publiés, Sebastián Piñera s’est empressé de diffuser un message de remerciements aux Chiliens sur sa page Facebook.
Les autres candidats potentiels – les candidatures vont s’étaler entre ce mois de janvier et mars – pataugent dans les limbes et peinent à fédérer.
Quant aux personnalités de gauche, elles ont droit à la soupe à la grimace : toujours selon les sondages, ce sont celles qui dévissent le plus. Même la populaire Isabel Allende Bussi, fille du président Salvador Allende (et à ne pas confondre avec sa cousine, la romancière Isabel Allende), y laisse des plumes. Au temps pour celle qui a, un temps, envisagé de se présenter à la fonction suprême avant de finalement se rétracter. Sans oublier le troisième homme de 2009 et 2013, Marco Enríquez-Ominami, fondateur du parti Los Progresistas (les progressistes), qui chute dans le peloton avec seulement 18 points d’opinions positives.
Certes, ce ne sont que des chiffres et souvent électeur varie. Et les meneurs d’un jour ne sont pas forcément les gagnants du lendemain ; la primaire de la droite et du centre en France l’a, encore une fois, montré.
D’autant qu’il y a une grande inconnue : à quelle hauteur sera l’abstention : lors des municipales, pratiquement 65% des votants ont boudé les urnes ! Selon un sondage, diffusé par El Mercurio, 46% des électeurs se déclarent sûrs d’aller voter pour la présidentielle, et 15% assurent qu’ils n’iront pas. La route vers la Moneda est encore longue. Mais elle s’annonce déjà semée d’embûches.

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