Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Archive for the ‘Insolite’ Category

Ce Chilien qui a fait trembler la toile avec les Minions

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La photo du musée britannique par laquelle tout a commencé (photo DR)

La photo du musée britannique par laquelle tout a commencé (photo DR)

Le nom de Luciano Gonzalez ne vous parle certainement pas. Mais, si vous êtes un habitué des réseaux sociaux, vous avez probablement vu passer une photo qui l’a fait connaître.
Ce cliché est un montage. Dessus, on y voit des personnes avec un casque. Le texte qui l’accompagne est sordide et clair : ce que nous voyons là est un cliché réalisé par les nazis qui menaient des expériences. Luciano Gonzalez enfonce le clou : « «Le saviez-vous ? “Minions” (de l’allemand « minion » qui signifie sbire) était le nom donné aux enfants juifs adoptés par les scientifiques nazis pour leurs expériences. Ils passaient une grande partie de leur vie à souffrir, et comme ils ne parlaient pas allemand, leurs mots étaient des sons qui faisaient beaucoup rire les Allemands.» »
Mais, alors, fichtre, le film Les Minions qui fait rire des millions de personnes de par le monde serait inspiré par le sadisme des nazis et personne n’y trouverait rien à dire ??

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Written by Anthony Quindroit

16 août 2015 at 18 h 24 min

Pérou – Chili : le match du Pisco arbitré par l’Europe

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Quelques bouteilles de Pisco produit au Chili (photo sous licence créative commons Felipe Menanteau)

Quelques bouteilles de Pisco produit au Chili (photo sous licence créative commons Felipe Menanteau)

La guerre du Pacifique est terminée de longue date – même si les répercussions continuent de se ressentir aujourd’hui. Pourtant, le Chili et le Pérou n’ont jamais vraiment cessé de s’affronter. Au centre du différend, une boisson. Pas n’importe laquelle : le Pisco. Fierté nationale au Chili. Et au Pérou aussi.
Depuis la nuit des temps (si l’on exagère un peu), les Chiliens et les Péruviens revendiquent chacun la paternité de cette eau-de-vie de raisins qui aurait certainement donné des suées aux Tontons flingueurs.

Eh bien, l’Union Européenne a tranché. Lire le reste de cette entrée »

Chili, l’électrique au point mort

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En avril 2011, le président Sebastián Piñera inaugurait la première station de recharge de véhicules électriques à Santiago-du-Chili (photo Gobierno de Chile)

En avril 2011, le président Sebastián Piñera inaugurait la première station de recharge de véhicules électriques à Santiago-du-Chili (photo Gobierno de Chile)

Au Chili, vous avez plus de chances de voir un cavalier sur la Ruta 5 – l’autoroute qui traverse le pays du nord au sud – qu’une voiture électrique dans les rues de Santiago du Chili.
Ambitieux, le pays misait sur 200 000 véhicules électriques sur les routes chiliennes à l’horizon 2020. Finalement, les prévisionnistes ont revu leurs calculs à la baisse et se donnaient sept ans pour atteindre le score plus raisonnable de 70 000 véhicules électriques. Le chiffre devrait très probablement être révisé. L’Anac (Asociación Automotriz de Chile) n’a recensé que… quatorze ventes de ce type de véhicule sur les trois dernières années. Quatorze. Oui, 14.

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Written by Anthony Quindroit

24 octobre 2013 at 19 h 42 min

Chili, un recensement dans le vent

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Que reste-t-il du recensement 2012 au Chili ? Un parfum d'amateurisme...

Que reste-t-il du recensement 2012 au Chili ? Un parfum d’amateurisme…

A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle au Chili (dont « Chili et carnets » parlait récemment), le président Sebastián Piñera aurait volontiers fait l’impasse sur une séance de contrition publique après un petit séisme mettant en cause l’administration chilienne. Lire le reste de cette entrée »

Chili : le début de la fin du « 11 septembre »

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Maire de Providencia, près de Santiago-du Chili, María Josefa Errázuriz a fait adopter un changement de rue pas si anodin (photo DR)

Maire de Providencia, près de Santiago-du Chili, María Josefa Errázuriz a fait adopter un changement de nom de rue pas si anodin (photo DR)

Plusieurs villes du Chili, dont la capitale Santiago, ont une rue du 11 septembre. Cette date n’a rien à voir avec les attentats de New York (au cas où vous arriveriez sur ce site pour la première fois !). Elle correspond au 11 septembre 1973, date du coup d’Etat de Pinochet, de la mort d’Allende les armes à la main et du début de la dictature.
Le touriste pourrait penser que ces rues du 11 septembre disséminées dans tous le pays ont été baptisées ainsi à la mémoire du président Allende, héros et héraut de la Unidad Popular. Il n’en est rien. Ces artères ont été nommées ainsi après le putsch militaire pour célébrer la prise du pouvoir.
Et, bien que Pinochet ait quitté le pouvoir le 11 mars 1990 – ce qui n’était pas une évidence comme le rappelle le film No, bientôt chroniqué sur Chili et carnets – les rues en l’honneur du coup d’Etat sanglant et du bombardement de la Moneda n’ont jamais été débaptisées.

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Les « wanted » du Chili

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La page Interpol des personnes recherchées par les autorités chiliennes au 20 mai 2013 (illustrations captures d'écran Interpol)

La page Interpol des personnes recherchées par les autorités chiliennes au 20 mai 2013 (illustrations captures d’écran Interpol)

Sur le site d’Interpol, les mines patibulaires fixent l’internaute. Classés par pays, les criminels les plus recherchés des polices du monde ont le droit à leurs fiches et à leurs clichés en bonne et due forme. Pour le Chili, dix personnes font l’objet d’un avis de recherches pour des raisons diverses et variées. Lire le reste de cette entrée »

Chili, la nature fait payer plein pot

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Les reconstructions après les tremblements de terre ont des coûts exhorbitants (photo sous licence Creative commons Beao)

Les reconstructions après les tremblements de terre ont des coûts exorbitants. Ici, un pont de la route Vespucio Norte, près de Santiago du Chili (photo sous licence Creative commons Beao)

Tremblements de terre, tsunamis… Les Chiliens avec ces risques au quotidien et il est bien évident qu’un terremoto destructeur a plus de probabilité de se produire à Santiago que dans la Creuse. Mais tous ses risques ont un coût : 31 milliards de dollars. C’est en tout cas le montant de l’addition calculé par le bureau de l’ONU en charge de la stratégie internationale de prévention des catastrophes (l’UNISDR) dans un rapport revenant sur vingt ans de catastrophes dans le monde. Les Etats-Unis sont devant avec 560 milliards de dégâts depuis 1992.
Le dernier tremblement de terre de février 2010, et le tsunami qui a suivi, ne sont pas innocents. Ils constituent d’ailleurs la plus large part de ce bilan. Le rapport prend également en compte les reculs enregistrés dans les domaines de l’éducation et du social suite à ses calamités.
Toutefois, si le Chili est dans le top 10 des pays les plus impactés économiquement (la réunion des dix pays de cette liste fait grimper le chiffre à 2000 milliards !), il n’est pas dans celui des pays les plus touchés en pertes humaines. Haïti (230675 morts en vingt ans), l’Indonésie (180152) et la Birmanie (139351) se partagent ce triste podium.

Written by Anthony Quindroit

27 novembre 2012 at 0 h 00 min

A la santé du Piscola !

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Piscola chilena

La journée du Piscola tombe le 8 février. Une manière pour les Chiliens de revendiquer la paternité du Pisco face aux Péruviens (illustration himajina.blogspot.com)

Aujourd’hui, ce 8 février, au Pérou, c’est la journée du Pisco sour. Pour ne pas laisser à ses voisins péruviens le monopole du Pisco, le Chili – qui revendique lui aussi la paternité du Pisco – a créé en 2003 une contre-manifestation : la journée du Piscola. Même jour – le 8 février donc – même principe : fêter le Pisco.
La célébration n’a rien d’officiel mais la mayonnaise a bien pris chez les Chiliens qui profitent de l’occasion pour abuser de ce mélange à base de pisco et de cola…
Qu’on l’appelle Trona, Piscolita ou, un peu chauvin, Combinado Nacional, la boisson est la reine de la soirée. Pas besoin de vous rappeler que la modération est de mise… Surtout pour éviter les lendemains qui
déchantent ! Pour mémoire, le Pisco titre au minimum 35°. Et la journée du 9 février est surnommée « Journée du ressac ». Toute une image…

Written by Anthony Quindroit

8 février 2012 at 12 h 40 min

Chili, la chicha chic

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Prix meilleur chicha du Chili

Norma Mendoza a été distinguée pour sa chicha parmi les dix derniers finalistes. Des centaines de Chiliens ont proposé leurs productions dans tout le pays (photos Anthony Quindroit)

Moins connue à l’étranger que le pisco – dont les Péruviens revendiquent aussi la paternité – la chicha est l’autre boisson nationale au Chili. En septembre, elle est même incontournable. Les ventes de la chicha, une préparation issue de la prémière fermentation du raisin, explose au monte de la fête nationale. A ne pas confondre avec la chicha péruvienne à base de maïs fermenté, la chicha chilienne peut aussi être réalisée à base de pommes. Boisson emblématique, le 18 septembre, lors des fiestas patrias, la tradition veut que le président (ou la présidente d’ailleurs) savoure un verre de chicha traditionnelle pour célébrer l’indépendance du pays.
Cette boisson fait partie du patrimoine national chilien. Et elle a désormais sa digne représentante. Norma Mendoza de Melipilla a reçu successivement le premier prix régional et le premier prix national de la meilleure chicha. Le concours existait déjà au niveau des régions mais il s’agit de la première distinction nationale. Et ce mardi 31 janvier 2012, un représentant du ministre chilien de l’Agriculture est venu apporter son prix à Norma Mendoza. Plus un symbole qu’autre chose : il ne s’agit que d’un simple diplôme, offert au cours d’une petite réception que Norma Mendoza a dû elle-même organiser. Le diplôme, elle devra même se charger de le faire encadrer… Côté valorisation du savoir-faire on repassera. Jean-Pierre Pernaut enragerait.
Il n’empêche que ce prix – symbolique donc – salue « le respect des traditions et d’un savoir-faire ancestral. Celui du vrai Chili que l’on trouve dans les campagnes », vante Patricio Fuenzalida Ramírez, représentant le ministère dans la région Métropolitaine. En aparté, il développe l’objectif d’un tel prix : valoriser la culture chilienne pour donner des repères aux touristes :

  • « Cela fait partie d’une valorisation du patrimoine chilien. Des chichas, il y en a beaucoup, partout. Mais c’est important et valorisant que ce prix revienne à une personne qui perpétue un savoir-faire familial et non à une entreprise qui dispose de plus gros moyens. La campagne chilienne a des richesses qu’il faut mettre en avant. C’est pour cela que nous travaillons sur différents projets qui sont autant de repères pour les touristes. Nous venons par exemple de lancer une route des fromages. Ce ne sont que les débuts, mais elle a le mérite d’exister. »

La brève remise de prix a déplacé la télévision. Une pub gratuite pour la ville

Evidemment, sans tomber dans le chauvinisme de base, la carte des fromages chilienne est moins riche que la française. Mais elle montre l’ambition du Chili : attirer des touristes pour des séjours plus longs et pas seulement dans le cadre d’un périple en Amérique du Sud. Un projet qui porte peu à peu ses fruits : en 2011, le nombre de touristes a franchi la barre symbolique des trois millions. Il y a à peine dix ans, c’était à peine le million.
Avec sa petite production de chicha, Norma Mendoza ne se rêve pas en négociante de masse. « Mais au moins, ça fait parler de Melipilla, c’est une bonne pub pour la ville. Moi, j’ai mes clients, ça ne va pas changer grand chose« , explique celle qui a commencé à travailler le raisin avec sa grand-mère il y a près de 70 ans. « Ca m’incite juste à continuer et à m’améliorer encore. »

Chili Chicha

Norma Mendoza, 70 ans, a commencé à préparer la chicha de raisin avec sa grand-mère. Elle perpétue cette tradition avec des moyens d'époque

Written by Anthony Quindroit

1 février 2012 at 8 h 29 min

Au Chili, ne pas donner pourrait coûter cher

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Jaime Mañalich Muxi ministre chilien de la Santé, photo gobierno de Chile

Jaime Mañalich, ministre chilien de la Santé, veut rendre payant le refus de don d'organes. Une mesure destinée à augmenter le nombre de donneurs d'organes... (photo gobierno de Chile)

Depuis 2010, au Chili, chaque citoyen est un donneur d’organes potentiel de facto. Si en France il est conseillé de faire part de ses intentions quant au don d’organes, d’avertir ses proches et, mieux, de s’inscrire sur la liste des donneurs et de garder la carte sur soi, au Chili, c’est l’inverse. La loi chilienne systématise le don d’organes. Il faut faire savoir si vous ne voulez pas qu’une partie de vous parte soigner un malade.
Cette loi, récente, est née après la mort tragique d’un jeune chilien en attente d’une greffe en 2009. Son histoire avait ému le pays et les autorités ont décidé d’accroître significativement le très faible taux de donneurs potentiels. Le ministère de la Santé évoquait alors 9 donneurs pour… un million de personnes ! Dérisoire !
Deux ans après, une nouvelle modification de la loi pourrait intervenir. Lire le reste de cette entrée »

Written by Anthony Quindroit

19 janvier 2012 at 4 h 21 min

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