Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

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Caryl Férey, la face sombre du Chili

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Caryl Férey revient avec un polar bien noir dont l'intrigue se déroule au Chili. Un régal (photo Anthony Quindroit)

Caryl Férey revient avec un polar bien noir dont l’intrigue se déroule au Chili. Un régal (photo Anthony Quindroit)

Auteur de Mapuche mais aussi de Haka ou encore de Zulu (adapté au cinéma avec l’excellent Forest Whitaker dans le rôle principal), Caryl Férey est de retour avec un nouveau polar bien noir comme on les aime : Condor. Après l’Argentine dans son précédent récit sorti il y a déjà quatre ans, Caryl Férey franchit la Cordillère des Andes et arrive au Chili.
Là, dans le quartier pauvre de la Victoria,en périphérie de Santiago, des gamins meurent, fauchés par une drogue particulièrement pure et chère sans que la police ne bouge le petit doigt. Une jeune cinéaste en devenir décide d’essayer de faire bouger les choses : elle contacte un avocat atypique, spécialiste des causes perdues, pour activer l’enquête. Mais les relents de la dictature de Pinochet et de l’opération Condor rendent un peu plus nauséabondes cette histoire où se croisent gueules cassées, névrosés, Victor Jara, prêtre empathique et tueurs sadiques, trip halluciné et – ouf !  – un peu d’amour…
Si l’auteur a détaillé son parcours dans le quotidien Paris-Normandie, il est également revenu, pour Chili et carnets, sur son expérience au Chili. Mais pas seulement.

Comment as-tu découvert le Chili ?
Caryl Férey : « Quand je travaillais sur Mapuche, j’ai réalisé un deuxième grand voyage en Argentine et à cette occasion nous sommes allé au Chili, où vivent également des Mapuches. Mais leurs conditions de vie ne sont pas les mêmes qu’en Argentine. En Argentine, ils ne sont pas considérés comme terroristes, ils n’ont pas les mêmes problèmes de terre. C’est pour cela que j’ai séparé le livre en deux. J’avais plein d’informations que je gardais pour Condor. En écrivant Mapuche, j’avais déjà les bases. Mais les machis, tout cet univers, j’avais déjà la matière. » Lire le reste de cette entrée »

Written by Anthony Quindroit

15 juin 2016 at 18 h 51 min

Chili : la claque Quercia

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La couverture du livre "Les rues de Santiago" de Boris Quercia

La couverture du livre « Les rues de Santiago » de Boris Quercia

L’actualité du Chili, ces derniers jours, c’est plus le foot qu’autre chose. Le pays, grand amateur de ballon rond, a les yeux rivés sur la Roja. Pourtant, de foot, dans cet article, il ne sera pas question. En attendant une (bonne) surprise de la sélection chilienne, le coup d’éclat chilien est à découvrir chez les libraires. Son nom : Les rues de Santiago. Son auteur : Boris Quercia.
Santiago, c’est une ville, la capitale du Chili. C’est aussi un prénom. Celui de Quiñones, flic désabusé dont la vie bascule après une intervention sanglante au cours de laquelle il est contraint de tuer un adolescent. Descente aux enfers, vieux démons. Mais aussi optimisme, réalisme, humanisme… Boris Quercia plonge son héros de chair et de sang dans un bain nauséabond émaillé de bulles d’air courtes mais salvatrices où l’amour a également droit de cité. Et le lecteur de se faire happer par ce roman noir comme les bas fonds santiaguinos. Une vraie claque que nous met cet auteur inconnu qui a accepté de répondre aux questions de Chili et carnets. Lire le reste de cette entrée »

Le très bon « vœu » de Díaz-Eterovic

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"Le deuxième vœu", un très bon cru de l'auteur chilien Ramón Díaz-Eterovic

« Le deuxième vœu », un très bon cru de l’auteur chilien Ramón Díaz-Eterovic

Heredia est de retour chez les libraires français avec son polar Le deuxième vœu. Cette fois, le détective mélancolique de Santiago du Chili enquête sur une deux affaires. D’un côté, un fils lui demande de retrouver son vieux père, disparu sans laisser d’adresse. De l’autre, l’orphelin Heredia Lire le reste de cette entrée »

Le maître du polar chilien

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Ramón Díaz-Eterovic

Ramón Díaz-Eterovic, maître du polar chilien, présente son cinquième roman traduit en français (photos DR)

De Santiago du Chili, le touriste ou le voyageur de passage ne verra que les facettes positives d’une cité tentaculaire dominée par la Cordillère des Andes. Dans ses livres, Ramón Díaz-Eterovic entraîne son détective privé dans les ruelles sombres, les quartiers crasses et les salons des anciens militaires planqués depuis la chute d’Augusto Pinochet. On y croise les puissants déchus, les filles de joies sans vie, des amateurs de courses de chevaux et un chat blanc, Simenon, jamais avare d’une conversation discrète avec son maître détective.
En France, l’écrivain chilien Díaz-Eterovic est un illustre inconnu, dont le nom a pu, au hasard des lectures, marquer l’esprit d’amateurs de polars. Car les péripéties d’Heredia constituent une véritable saga. Treize livres sont déjà sortis au Chili – un quatorzième est même écrit. Le détective au nez creux et à la descente facile a aussi eu les honneurs d’une série télé, Heredia & Asociados, en 2005. Une BD, Heredia détective est en préparation.
En France, la passion des bourrins du détective et l’ambiance moite de la Piojera (un bar emblématique de Santiago) n’ont que récemment trouvé leur place chez les libraires. En 2001, les éditions Métailié éditent Les sept fils de Simenon, puis La mort se lève tôt (2004), Les yeux du coeur (2007) et La couleur de la peau (2008). Enfin, ces derniers jours, L’obscure mémoire des armes. Dans ce dernier, la patience et la philosophie d’Heredia est mise à rude épreuve : un homme est abattu et seule sa soeur refuse de croire à l’action isolée de voleurs amateurs. Sans piste réelle, Heredia plonge dans le passé de la victime. Un passé où les mots « torture » et « Villa Grimaldi » sont bien plus que des références à l’histoire trouble du pays. Lire le reste de cette entrée »

Written by Anthony Quindroit

28 mai 2011 at 1 h 50 min

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