Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Gérer l’après terremoto

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A Concepción, de nombreux bâtiments sont voués à la destruction. Autant de gravats dont le gouvernement va devoir se débarrasser (photo avec l'aimable autorisation de Judith Pamela Henriquez Avila)

Le tremblement de terre qui a frappé le Chili le 27 février dernier a été l’un des plus destructeurs et des plus violents jamais enregistré au Chili. Survenu au large de Concepción, le « terremoto » a affiché 8,8 sur l’échelle de Richter et s’est ressenti jusqu’à la capitale Santiago située pourtant à plus de 300 kilomètres ! Le sinistre a, peu après, été suivi d’un tsunami.
Le dernier bilan officiel fait état de 521 morts et d’environ 30 milliards de dollars de dégâts.
Quelques mois plus tard, d’autres questions se posent autour de ce dramatique événement. En termes d’emploi d’abord. Les deux catastrophes naturelles ont ravagé bon nombre d’infrastructures économiques. Dans les communes les plus durement touchées (régions del Maule et del Biobío), les dernières analyses estiment à 4000 le nombre d’entreprises affectées par le tremblement de terre. Au passage, 67000 emplois auraient été détruits (89000 destructions de postes et 22000 créés suite au tremblement de terre). Selon l’agence officielle Ansa, la situation pourrait s’améliorer progressivement à partir d’octobre.

Des routes entières sont détruites... (photo avec l'aimable autorisation de Judith Pamela Henriquez Avila)

L’autre grande question qui handicape le gouvernement est celle des décombres. Que faire de ces dizaines de milliers de tonnes de gravats ? Des restes d’immeubles, de ponts, de routes pulvérisés le 27 février : dans la seule région Metropolitana, près de 3,2 millions de mètres cubes de décombres posent problème. L’équivalent de 1271 piscines olympiques de deux mètres de profondeurs. Au total, il y en aurait pour quelque 3,5 millions de mètres cubes sur l’ensemble du territoire.
Ces débris paraissent inutilisables en l’état. Pour être réemployés comme matériaux de construction par exemple, il faut s’assurer qu’ils ne sont pas mélangés à des matières organiques (types animaux ou aliments) qui pourraient entraîner à terme la putréfaction. Il faudrait également que les décombres soient triés ce qui n’est pas encore fait.
Un architecte a été appelé à la rescousse pour tenter de trouver une solution rapide. Mais pour Consuelo Brava, ces décombres doivent servir à créer de nouveaux matériaux de reconstruction. L’architecte explique aussi qu’avec un simple traitement, ces déchets peuvent devenir du mobilier urbain, des parcs ou des revêtements de sol. Une piste à explorer. Mais on imagine mal 3,5 millions de tonnes de gravats transformés en bancs municipaux…

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Written by Anthony Quindroit

11 juillet 2010 à 22 h 30 min

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