Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

Le Chili investit les librairies BD françaises

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ProChile organise la première semaine de la BD chilienne en France (DR)

Depuis cinq ans, ProChile, l’agence gouvernementale en charge de la promotion internationale du
Chili, accompagne les délégations d’auteurs chiliens à Angoulême pour le festival de la bande-dessinée. « Au départ, il s’agissait surtout de mettre les auteurs en contacts avec des maisons d’éditions françaises afin de faire connaître leurs travaux. Et cela a porté ses fruits car des Chiliens ont été édités en France », évoque Camille Péron, membre de l’agence.

Elle a souhaité aller plus loin cette année en créant l’événement « Le Chili, l’autre pays de la BD » afin de faire connaître aux lecteurs français les différentes facettes du neuvième art du Pays couloir.

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Written by Anthony Quindroit

18 janvier 2022 at 18 h 59 min

Premier tour de la présidentielle au Chili où l’extrême droite vire en tête : « Un danger pour la démocratie ! »

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Pierre Lebret, politologue

Le premier tour de la présidentielle au Chili s’est tenu ce dimanche 21 novembre 2021.

Et si les sondages tenaient pour acquis la présence du candidat José Antonio Kast Rist dans les favoris, le fait que le candidat d’extrême-droite soit en tête au premier tour et capable de l’emporter lors du second tour, programmé en décembre, jette le trouble. Défenseur de Pinochet, admirateur de Trump et Bolsonaro, il devance, avec 27,91% des suffrages, le candidat de la coalition de gauche Apruebo Dignidad Gabriel Boric (25,83%), député trentenaire, ancien leader étudiant très en pointe sur les questions sociales qui ont secoué le pays ces dernières années.

Le duel entre les deux hommes diamétralement opposés a balayé les politiques traditionnels et complètement polarisé le débat alors que le pays est à l’aune d’un renouveau historique avec un vote récent en faveur d’une nouvelle constitution, visant à remplacer celle héritée de la dictature.

Pierre Lebret, politologue spécialiste de l’Amérique latine fait le point pour Chili et carnets sur cette situation inédite au Chili.

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Written by Anthony Quindroit

22 novembre 2021 at 22 h 09 min

Fernando Karadima, mort d’un scandale

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Fernando Karadima, lors de son procès (capture d’écran CNN Chile)

L’ex-prêtre catholique chilien Fernando Karadima est décédé à 90.

Le nonagénaire était au cœur du plus gros scandale de pédophilie en Amérique latine. Les faits remontent aux années 1980 et 1990. Fernando Karadima était alors prêtre dans une paroisse de Santiago.

C’est en 2010 que le scandale a explosé. Trois victimes ont alors eu le courage de parler.

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Written by Anthony Quindroit

26 juillet 2021 at 22 h 40 min

Mauricio Electorat : « Un romancier écrit toujours avec son vécu »

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Mauricio Electorat (photo DR Daniel Mordzinski)

Il y avait longtemps que nous n’avions pas eu de nouvelles de Mauricio Electorat. L’auteur chilien, encensé pour Sartre et la citroneta (son deuxième roman, publié en France en 2005). Le revoici avec un roman publié au Chili et dont il a assuré lui-même la traduction en français, Petits cimetières sous la lune, un roman mélancolique où se croise les fantômes d’un passé dont le Chili ne finit pas de panser les plaies. Entretien.

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Référendum au Chili : un plébiscite et après ?

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Cécilia Baeza, enseignante à Sciences Po Paris et spécialiste du Chili) revient sur les résultats sans appel du référendum (Photo DR Cécilia Baeza)
Cécilia Baeza, enseignante à Sciences Po Paris et spécialiste du Chili, revient sur les résultats sans appel au référendum (Photo DR Cécilia Baeza)

Même pour les plus grands défenseurs de l' »Apruebo », ce score n’était pas imaginable : dimanche 25 octobre, c’est avec 78% des suffrages que le « oui » à une nouvelle Constitution l’a emporté. Ce texte hérité de Pinochet, instauré en 1980, sept ans après avoir pris le pouvoir par les armes, va donc disparaître dans les prochains mois. Une révolution ? Cécilia Baeza, enseignante à Sciences Po (et membre de l’Opalc – l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes) revient sur ces résultats inattendus et sur ce qu’ils impliquent pour la suite.

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Written by Anthony Quindroit

27 octobre 2020 at 21 h 30 min

Le Chili aux urnes pour enterrer (ou pas) la Constitution pinochetiste

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Ce dimanche 25 octobre 2020, le Chili est appelé à se prononcer sur un texte hérité de la dictature de Pinochet : la Constitution. Veulent-ils la changer ? La conserver ?
Ce scrutin arrive après des mois de révolte dans le pays. Une crise née en 2019 autour du prix du ticket de métro à Santiago et qui a vite vu les luttes converger. Parmi les exigences, la rédaction d’une nouvelle constitution était portée par de nombreuses voix.

Des manifestations monstres ont eu lieu au Chili en 2019 et ont poussé le gouvernement à organiser ce référendum (photo DR Wikipedia commons Carlos Figueroa « Protestas en Chile de 2019, Santiago, Chile »)


Un an plus tard – après un report pour cause de crise sanitaire mondiale liée au coronavirus – le texte fondamental, approuvé le 11 septembre 1980, vit peut-être ses derniers jours. Partisans du « Apruebo » (qui veulent un nouveau texte) et du « Rechazo » (qui souhaitent conserver la Constitution actuelle) ont rendez-vous aux urnes.Politiste, professeur à l’Université du Chili, à l’institut des Affaires publiques et membre de l’Opalc, l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes – un observatoire politique spécialisé sur l’Amérique latine et les Caraïbes qui réunit un groupe d’enseignants, chercheurs et étudiants de Sciences Po et d’autres institutions partenaires – Antoine Maillet vit au Chili depuis 2008. Pour Chili et carnets, il fait le point sur la situation et sur les enjeux liés à ce scrutin.

Antoine Maillet, politiste, suit de près la situation au Chili où il réside depuis 2008. (Photo DR)

Antoine Maillet, politiste, suit de près la situation au Chili où il réside depuis 2008. (Photo DR)

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Villarroel, le Chilien qui aimait Cochrane et Lovecraft

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Gilberto Villarroel devant le théâtre de son premier roman, une aventure historique mâtinée de fantastique (photo DR Anne Reungoat)

Gilberto Villarroel devant le théâtre de son premier roman, une aventure historique mâtinée de fantastique (photo DR Anne Reungoat)

En France, les férus d’Histoire connaissent Lord Cochrane pour son implication dans la lutte des Britanniques face à Napoléon dont la bataille de l’île d’Aix est le symbole le plus marquant.
Au Chili, et dans une bonne partie de l’Amérique du Sud, l’amiral Thomas Cochrane est bien plus qu’un militaire de talent. Il est « le Libérateur », expose Gilberto Villarroel. Scénariste (il a notamment coécrit l’un des plus gros succès chiliens La fiebre del Loco), auteur, producteur… Installé en France depuis 2014, le Chilien est passionné par l’histoire de cet homme aux faits d’armes nombreux. Mais ça n’est pas là sa seule passion. Gilberto Villarroel se pose aussi en fin connaisseur de Lovecraft et de ses récits fantastiques. Ces deux univers aux antipodes, il les mêle avec une étonnante habileté dans son roman Cochrane VS Cthulhu, dont la traduction française est parue aux Forges de Vulcain. Lord Cochrane en disgrâce est fait prisonnier sur Fort Boyard. Au même moment, d’étranges faits surviennent et des créatures inconnues mutilent mortellement les militaires… Le pitch a de quoi surprendre et faire lever un sourcil interrogateur, pour ne pas dire circonspect. Mais c’est un récit prenant, entraînant, très documenté et aux accents fantastiques savamment maîtrisés que livre Gilberto Villarroel. Chili et carnets a eu envie d’en savoir plus sur cet homme de 55 ans qui mélange les genres avec gourmandise. Lire le reste de cette entrée »

Disparition de Sepúlveda : son éditrice se souvient…

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Luis Sepúlveda s'est éteint à l'âge de 70 ans, victime du Covid-19 (photo DR éditions Métailié - Daniel Mordzinski)

Luis Sepúlveda s’est éteint à l’âge de 70 ans, victime du Covid-19 (photo DR éditions Métailié – Daniel Mordzinski)

Au 16 avril 2020, le Covid-19 avait tué 134 161 personnes. Parmi les victimes de ce virus qui met le monde à genoux, Luis Sepúlveda. L’auteur chilien contemporain sans doute le plus connu depuis Pablo Neruda.
Chaque victime est une de trop et la mort de l’écrivain, aussi célèbre soit-il, n’est pas plus injuste que celle d’un anonyme. Mais elle personnifie le drame. Surtout, elle nous renvoie à des émotions que l’on a pu connaître en découvrant pour la première fois Le vieux qui lisait des romans d’amour ou en écoutant Soul Makossa pour la première fois (oui, Manu Dibango aussi a été emporté par l’épidémie de coronavirus).
Luis Sepúlveda avait 70 ans (il y a quelque temps, il avait accordé une interview à Chili et carnets à retrouver ici). Avec lui, c’est encore un grand nom de la culture chilienne qui disparaît.
La plupart des articles sont revenus sur son parcours, les nombreux hommages aussi. Lire le reste de cette entrée »

Le Chili en « état de guerre » : un spécialiste chilien décrypte la situation

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Un peu partout à Santiago, des rassemblements sont organisés comme ici plaza Ñuñoa (photo Wikipédia par soyniqolas — Travail personnel, CC BY-SA 4.0)

Un peu partout à Santiago, des rassemblements sont organisés comme ici plaza Ñuñoa (photo Wikipédia par soyniqolas — Travail personnel, CC BY-SA 4.0)

Les images font le tour des médias. A 12 000 kilomètres de Paris, le Chili est en proie à des manifestations monstres et violentes, des saccages, des pillages aussi… L’armée est dans les rues, le couvre-feu est décrété, l’état d’urgence déclaré. Le président Sebastián Piñera qui vantait il y a quelques jours à peine la félicité et l’harmonie chilienne a largement revu sa copie :

  • « Le pays est en guerre », a-t-il déclaré.

Une « guerre ». Lire le reste de cette entrée »

Written by Anthony Quindroit

21 octobre 2019 at 22 h 37 min

Luce, dans les secrets de la musique andine

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Luce Zurita - Luce Zurita

Luce Zurita, au Chili, un pays dont elle raconte l’histoire musicale (photo Luce Zurita)

C’est une rencontre discrète, presque informelle. Un travail d’étude, dans le cadre de sa formation au Centre de formation des enseignants danse et musique (Cefedem) de Normandie, à Mont-Saint-Aignan. Luce Zurita donne rendez-vous,  mardi 2 juillet 2019 à partir de 19h30, à la librairie Le Rêve de l’Escalier, à Rouen, pour… Pour quoi d’ailleurs ? Un concert ? Une conférence ? Un peu de deux en fait…
Remettons les choses dans le contexte. La trentenaire Luce Zurita est musicienne. Elle joue de la flûte traversière et se destine à une carrière dans la musique avec l’obtention prochaine d’un diplôme d’état qui lui permettra d’enseigner sa passion. Sauf qu’il ne suffit pas d’être bon dans son domaine pour obtenir le diplôme. « Il nous est également demandé de mener à bien un projet dans une discipline un peu éloignée de notre pratique habituelle », commente Luce Zurita.
Pour ce projet, elle choisit le chant. Et puisque l’Amérique du Sud fait partie de son histoire – son père a vécu en Bolivie, son compagnon est Chilien et elle a eu l’occasion de sillonner les routes chiliennes, péruviennes et boliviennes encore récemment -, elle se penche sur le cas de la musique andine avec un projet intitulé « Le droit de vivre ».

« C’est une référence à Victor Jara et à sa chanson « El derecho de vivir en paz » [le droit de vivre en paix, NDLR]. »

De son récent voyage en Bolivie, elle a récolté des musiques traditionnelles orales. Un peu à la manière d’une Violeta Parra, collectant les vestiges d’une culture méconnue.

« Violeta Parra, c’est une artiste qui me touche beaucoup. De même que Jara, chanteur torturé sous Pinochet, à qui les bourreaux ont brisé les mains pour qu’il ne puisse plus jouer de guitare… », rappelle Luce Zurita.

C’est d’ailleurs l’un des pans de sa conférence mâtinée de concert – ou l’inverse – qu’elle voit plutôt comme un échange avec le public entre deux chants qu’un guitariste accompagne.

« Cela montre le pouvoir politique d’une chanson. Cela rappelle que l’art est un moyen de contestation. Quand j’entends Victor Jara, je pense à Allende, à « El pueblo unido jamás será vencido » [chanson chilienne de 1970, devenue l’hymne des peuples opprimés, NDLR] »

Son projet artistique, enrichi de photographie, c’est aussi une recherche sur la musique andine, une histoire qui se raconte par le chant. Un moment à part qui fait voyager par delà la Cordillère…

Le droit de vivre

Written by Anthony Quindroit

28 juin 2019 at 22 h 21 min

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