Chili et carnets

Le Chili sous toutes les coutures

« Violeta », une vie de cinéma

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Le distributeur Margo cinéma sort le film "Violeta" sur les écrans français (photos Margo cinéma)

Le distributeur Margo cinéma sort le film « Violeta » sur les écrans français (photos Margo cinéma)

Le film Violeta se fue a los cielos est enfin distribué en France à partir du mercredi 28 novembre 2012. Libre adaptation du livre d’Angel Parra, Violeta Parra, ma mère (dont Chili et carnets parlait ici), le long-métrage d’Andrés Wood arrive auréolé d’un succès critique et artistique indéniable. Primé à Sundance – grand prix international du jury – en janvier 2012  et prix du public La dépêche du Midi aux rencontres cinéma d’Amérique latine Cinelatino de Toulouse, Violeta raconte donc la vie de l’artiste chilienne. Une histoire belle et trouble où la passion tutoie le drame.
Pas besoin d’être un fin connaisseur de l’histoire ou de la culture chilienne pour apprécier ce biopic tant l’histoire de la Violeta est le terreau idéal d’un scénario. Des souvenirs de jeunesse à sa passion pour la culture traditionnelle chilienne qui l’a poussée à parcourir le pays pour recueillir les témoignages des anciens, de ses rapports difficiles dans sa vie privée et familiale à sa disparition en 1967, durant un peu moins de deux heures, toute la vie de Violeta Parra est passée au crible.
En tête d’affiche, une parfaite inconnue hors du Chili. Francisca Gavilán, surtout aux génériques de séries chiliennes, investit littéralement le rôle. La ressemblance entre l’actrice et la chanteuse est troublante. Et la performance – tant physique que vocale – de Francisca mérite un coup de chapeau.

Francisca Gavilán incarne Violeta jusque dans les moindres intonations

Francisca Gavilán incarne Violeta jusque dans les moindres intonations

Pour coller à l’esprit de la légende, le réalisateur Andrés Wood – déjà derrière le très réussi Mon ami Machuca, sorti en France en 2005 – évite sans arrêt la linéarité. Construit sur de nombreux flash-back et adepte des ruptures de rythme, le film se perd parfois et n’évite pas certains écueils, notamment parfois un sentiment de langueur. Mais ses petits travers s’oublient vite car la personnalité de Violeta subjugue. Et le metteur en scène a le bon goût de laisser des extraits entiers de l’œuvre de la chanteuse emblématique.

Violeta, d’Andrés Wood (1h50), avec Francisca Galiván, Thomas Durand, Christian Quevedo… Au cinéma à partir du mercredi 28 octobre.

Written by Anthony Quindroit

25 novembre 2012 à 23 h 03 min

3 Réponses

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  1. j’ai eu le grand plaisir de voir ce film samedi soir à cahors,quelques longueurs,mais une belle rencontre avec violeta,une merveille de femme .Bravo!

    minguez

    18 décembre 2012 at 16 h 52 min

  2. […] attendons d’ailleurs les droits sur Fuga pour sortir un coffret. Début juin, nous sortons Violeta et nous espérons pouvoir sortir La nuit d’en face de Ruiz. » Comment […]

  3. […] beaucoup, Violeta était la voix du terroir, du peuple, de la gauche. Margot Loyola était, quant à elle, […]


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